Pollution : ne plus se taire

Pollution : ne plus se taire
Pollution : ne plus se taire

Ne plus se taire
La pollution coûte de plus en plus : pas seulement en argent mais aussi en souffrance, en contraintes, et en difficultés à soigner.
Les médecins alertent de plus en plus souvent, de plus en plus solennellement.
Les bébés naissent pollués. Les enfants sont de plus en plus malades, et les médecins ont de plus en plus de mal à trouver des traitements efficaces.
Citoyens, unissons nos voix aux leurs pour dénoncer ce scandale qui s’aggrave d’années en années.
lu dans Médiscoop

« La pollution, c’est comme l’amiante, un scandale ! »

Le Parisien publie un entretien avec la Pr Jocelyne Just, chef du service d’allergologie pédiatrique de l’hôpital Trousseau (Paris), dont les consultations« débordent ».
Le journal demande : « Ce sont les récents pics de pollution qui font augmenter les consultations ? ». La pneumologue et présidente de la Société française d’allergologie de répondre : « Oui. Nos urgences ont été extrêmement sollicitées. Dans le service, nous avons vu des patients mal en point : nécessité de consommer plus de Ventoline, de visites plus fréquentes, d’hospitalisation. Mais il serait trompeur et dangereux de penser que seuls les pics de pollution ont un effet néfaste. La pollution de fond à laquelle nous sommes exposés en permanence attaque notre organisme ».
La Pr Just explique que « la baisse de pollution industrielle n’a pas rendu meilleure la qualité de l’air, vicié par la pollution automobile qui est différente selon les saisons. En été, c’est la pollution à l’ozone la plus forte. En hiver, celle aux particules fines. Elle est très dangereuse car les particules vont loin dans les voies respiratoires, jusqu’aux alvéoles, voire passent dans la circulation sanguine ».
La spécialiste souligne que « les enfants ont de plus en plus d’asthme, de plus en plus sévère. Dans les années 1990, on réglait 90% de l’asthme du nourrisson par un peu de corticoïde. Aujourd’hui, il faut 3 à 4 traitements pour le contrôler, ou pas ».
Elle ajoute que « l’heure n’est plus au constat mais à l’action. La pollution rend aussi le pollen plus allergisant. On assiste à une augmentation des rhinites, des allergies au pollen ou alimentaires, de l’eczéma. On voit désormais que les personnes les plus exposées à la pollution autodéveloppent des maladies cardiovasculaires et neurologiques. En clair, non seulement cette pollution aggrave les maladies existantes mais elle en développe de nouvelles. […] Comment pouvons-nous faire baigner nos enfants dans un tel bain de pollution ? ».
La Pr Just déclare enfin qu’« il faut qu’une réelle volonté politique nous aide à changer nos comportements. Des alternatives solides à la voiture doivent être proposées. Je ne suis pas politique, je parle seulement de santé. On ne va pas se mentir : il est tard. L’impact de la pollution est connu depuis les années 1980. Il y a là presque un scandale, du même type que celui de l’amiante. Nous savons, mais nous fermons les yeux ».

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