Cas concret de santé commerciale

Cas concret de santé commerciale

C’est l’histoire d’une ville ouvrière , dont la clinique privée qui assurait les urgences est aux mains d’une société commerciale.

Les besoins de soins importants sont ceux d’une population est vieillissante après le déclin puis la fermeture des mines de charbon.

Masi la société commerciale regarde d’abord sa santé financière avant celles des carmausins.

Malgré ses engagements devant les élus, l’ARS et la députée, elle ferme donc le service d’urgence.

La santé, c’est aussi l’accès aux soins.

La santé est et doit rester un secteur économique non marchand.
Nathalie Ferrand-Lefranc

La riposte s’organise contre la fermeture du SAP
La Santé près de chez vous
Image supprimée par l’expéditeur. Il faut sauver le SAP./ Photo DDM

Il faut sauver le SAP./ Photo DDM

https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/14/2741971-la-riposte-s-organise-contre-la-fermeture-du-sap.html

«L’urgence, c’est le maintien du Service d’accueil de proximité et de soins non programmés (SAP)».

Tel est le cri d’alarme lancé par le Conseil sanitaire territorial de santé du Carmausin Ségala (CST) qui a organisé ce lundi la cinquième réunion publique, encore une fois suivie massivement par 250 personnes, avec un mot d’ordre : «Décidons ensemble la riposte».

A l’annonce de la fermeture définitive du SAP le 28 février prochain (lire notre édition du 11février), le CST a aussitôt réagi, notamment par une lettre ouverte adressée à Agnès Buzyn, ministre de la Santé, dans laquelle le conseil dénonce le mensonge de Filiéris Sud qui assurait, depuis le 9 septembre, à la population, aux élus et aux représentants institutionnels et de la polyclinique que le SAP serait transféré au centre de santé et non pas fermé.

Les 15 et 16 janvier derniers, il a été annoncé aux instances représentatives du personnel qu’il ne s’agissait plus d’un transfert d’activité mais d’une fermeture définitive (1). Également mise en cause, l’Agence régionale de santé (ARS). «Le 14 novembre dernier, la représentante de l’ARS a reconnu que ce type de service (SAP avec plateau technique) était à l’étude par l’ARS Occitanie et pourrait être la solution pour résoudre les problèmes de déserts médicaux et d’engorgement des services d’urgence» (1).

Dès lors, le conseil interroge : «Pourquoi ne pas mettre en application cette solution à titre expérimental en sauvegardant ce service et en le finançant ? (l’ARS était prête à financer le transfert du service vers le centre de santé pour un montant de 120 000 €). Pourquoi ce revirement ? Pourquoi la fermeture du SAP ? (1)».

Ce lundi soir, le CST et les 250 personnes présentes clament d’une seule voix leur opposition à cette fermeture.

Ainsi, ce participant qui demande un référendum (déjà organisé en novembre 2010, c’était pour le maintien des urgences, 7 000 voix s’étaient prononcées pour).

À l’issue de la réunion, trois décisions collectives ont été retenues, à commencer par ce jeudi 15 février, à 10 heures, sous la forme d’un rassemblement au 2 avenue Bouloc-Torcatis, face aux bâtiments administratifs de Filiéris. Le mercredi 21 février, à 10 heures, rendez-vous place Gambetta, covoiturage jusqu’à Albi, pour exiger d’être reçu à 11 heures par l’ARS, 44 boulevard Maréchal-Lannes à Cantepau. Enfin, rassemblement devant la préfecture à Albi, heure et jour pas encore connus. Nous reviendrons sur cette réunion dans une prochaine édition.

conseilsanitaireterritorialcarmaux@orange.fr

(1) Extraits de la lettre ouverte.

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