Du plastique retrouvé dans de l’eau en bouteille

La bonne consigne !

La présence de plastique dans l’eau en bouteille, les bouteilles plastiques d’eau qui polluent notre environnement, voilà un vrai sujet qui interroge aussi nos pratiques de consommateurs.

Question de la qualité de l’eau du robinet, et des polluants rejetés dans la nature.

Question de l’usage du plastique dans tout notre quotidien.

Le Gouvernement propose de consigner les bouteilles plastiques pour qu’elles deviennent moins un déchet systématique : c’est un appel à notre responsabilité de citoyen.

La consigne de bouteilles en verre (complètement recyclable) ne serait-elle pas plus intéressante tant pour la santé du consommateur (pas de migration de molécules de perturbateurs endocriniens) et de l’environnement ?

Pour l’APST, il y a là clairement une erreur de consigne !
Nathalie Ferrand-Lefranc

Du plastique retrouvé dans de l’eau en bouteille
LES ECHOS Le 15/03 à 13:05Mis à jour le 16/03 à 12:48

https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/0301441278460-du-plastique-retrouve-dans-de-leau-en-bouteille-2161417.php?xtor=EPR-130&_ope=eyJndWlkIjoiYWJvbm5lXzE0MTczMzIifQ%3D%3D

Une précédente étude avait montré que des particules de plastique étaient également présentes, en moins grande quantité, dans l’eau du robinet – Shutterstock

Des chercheurs ont testé plus de 250 bouteilles d’eau, dont des produits de grandes marques. Les effets sur la santé de la présence d’infimes particules de plastique dans ces échantillons seraient méconnus.
Elles sont invisibles, infimes, mais bien présentes. Selon une étude publiée par la plateforme d’information Orb Media , de minuscules particules de plastique sont présentes dans l’eau en bouteille.

https://orbmedia.org/stories/plus-plastic

Au total, 250 produits commercialisés dans neuf pays dont le Liban et les Etats-Unis ont été testés. Le résultat est sans appel : dans 93 % des échantillons examinés, on trouve du plastique. L’étude concerne des produits de marques comme Aqua, Aquafina, Dasani, Evian ou San Pellegrino.

Du plastique également dans du verre
Les chercheurs de l’université de l’Etat de New York à Fredonia ont trouvé, en moyenne dans chaque litre d’eau, 10,4 particules d’une taille d’environ 0,10 millimètre. « Je pense que la plupart du plastique vient de la bouteille elle-même, de son bouchon, du processus industriel d’embouteillage », analyse Sherri Mason, la professeure en charge de cette étude.

L’étude indique aussi qu’on trouverait des particules plus infimes encore dans des bouteilles en verre, alors qu’un précédent rapport également publié par Orb Media avait déjà montré que des particules de plastique étaient présentes, en moins grande quantité, dans l’eau du robinet.

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· Le gouvernement envisage la consigne des bouteilles plastique

Pour l’instant, rien n’est certain quant au danger que pourrait représenter la présence de ces particules sur la santé. Mais les résultats de l’étude pourraient peser dans le débat sur une nécessaire limitation de la production de ces bouteilles, considérées comme polluantes.

De son côté, la Fédération Nationale des Eaux Conditionnées et Embouteillées (FNECE) dit vouloir « rassurer les consommateurs sur la très haute qualité des eaux en bouteilles produites et vendues sur le marché français », estimant que l’étude américaine utilise une méthodologie pour analyser les micro plastiques qui n’est pas « reconnue officiellement » et dont il n’y a aucun « consensus scientifique ».

« Par ailleurs, les micro particules de plastiques sont présentes partout dans l’environnement, ce qui peut fausser les résultats des analyses si elles ne suivent pas un protocole extrêmement rigoureux ». Et de rappeler dans un communiqué réagissant à l’étude publiée sur le site Orb Média que chaque année, « ce sont plus de 4 millions de contrôles qui sont effectués par les embouteilleurs ».

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https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/0301441278460-du-plastique-retrouve-dans-de-leau-en-bouteille-2161417.php#yEucDPFICS46xZUQ.99

L’eau du robinet contaminée par du plastique
LES ECHOS | LE 16/09/17 À 09H01

83 % de l’eau du robinet consommée dans le monde contiendrait des microparticules de plastique. En cause, notamment, tissus synthétiques, pneus, cosmétiques …
On connaissait les méfaitsdu plastique déversés dans les océans et notamment ses incidences sur l’homme à travers la consommation de poissons et de crustacés.

Mais les fibres synthétiques ont d’autres moyens pour pénétrer notre organisme. Et l’eau du robinet en est un. Selonune enquête du média d’investigation Orb Media relayée par le « Guardian », nous sommes des milliards à consommer chaque jour une eau polluée par des microparticules de plastique.

Pour arriver à ce résultat, les enquêteurs ont fait analyser 159 échantillons d’eau du robinet dans une dizaine de pays répartis sur les cinq continents (Etats-Unis, Inde, Equateur, Ougenda, etc.). Au total, 83 % des échantillons testés contiennent du plastique.

L’Europe s’en tire mieux que les Etats-Unis
Selon l’enquête, l’eau contenant du plastique est quasiment inévitable aux Etats-Unis. 94 % des échantillons testés en contiennent. Un taux identique a été trouvé au Liban et il est de 82 % en Inde et de 75 % en Equateur.

C’est en Europe qu’on trouve les meilleurs taux : « seulement » 72 % des échantillons récoltés en Allemagne, au Royaume-Uni et en France y sont contaminés.

Les Etats-Unis se distinguent par le nombre d’échantillons contaminés mais aussi par la concentration de fibres de plastique. On en trouve ainsi en moyenne4,8 dans 50 cl d’eau américaine contre 1,9 en Europe.

Parmi les responsables, nos vêtements
Comment tout ce plastique atterrit dans notre eau ? On pense bien sûr aux sacs plastiques et autres déchets directement jetés à la mer (8 millions de tonnes par an selon les estimations) mais ce n’est pas la seule source. Les scientifiques pointent également… nos vêtements. Ceux conçus en acrylique, en polaire, ou en polyester rejettent des fibres microscopiques de plastique lors de leur passage en machine et en sèche-linge. Nos pulls et autres chemises rejettent ainsi 1 million de tonnes de fibres de plastique chaque année.

Autres sources de microplastique plus ou moins connues, les peintures de nos logements et de nos façades représenteraient 10 % des émissions de fibres plastiques selon Orb Media. Les frottements des pneus sur le bitume sont également ciblés. En parcourant 100 km, un véhicule rejette 20 grammes de poussière, contenant bon nombre d’éléments plastiques. Le média cible également les produits cosmétiques, en particulier les démaquillants.

Des effets sur la santé encore méconnus
Si le phénomène est inquiétant, les chercheurs s’interrogent encore sur leur incidence sur le corps humain mais aussi sur la capacité de ces fibres à abriter des bactéries.

Selon les informations d’Orb Media, des études menées sur des animaux marins ont déjà révélé l’impact de ces fibres comme « moyen de transport  » pour des microbes. Les fibres de plastique leur serviraient d’abris avant de pouvoir se déployer dans le corps humain. Problème, ces fibres de plastique sont tellement fines qu’elles peuvent traverser la paroi intestinale et déverser les bactéries directement dans les organes.

« Nous avons suffisamment de données sur la recherche de la faune sauvage et sur les répercussions qu’elle a sur la vie sauvage », a expliqué au « Guardian » le docteur Sherri Mason, spécialiste des microparticules à l’Université d’Etat de New York, qui a supervisé les analyses d’Orb Média. « Si cela a une incidence sur la faune sauvage, pourquoi ça n’en aurait pas sur nous ?  »

En savoir plus sur

https://www.lesechos.fr/16/09/2017/lesechos.fr/030564846769_l-eau-du-robinet-contaminee-par-du-plastique.htm#FC4TKXDggSg1tyUG.99

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